Comment donner l’opportunité aux jeunes et aux entreprises de français à l’étranger de développer et dynamiser l’Afrique : retour sur la réunion régionale des CCE

Les Conseillers du commerce extérieur de la France en Afrique de l’Ouest se sont réunis fin septembre à Abidjan. L’occasion pour eux de dresser les perspectives économiques et financières de développement de la zone, de rappeler les liens étroits entre la France et ces pays et pour Alain Taieb, membre du Bureau exécutif du CNCCEF en charge du suivi et de la coordination des Comités CCE à l’étranger pour le compte du Bureau exécutif et Président d’EFE International, de rappeler l’importance du dispositif VIE.
People gathered in shape of Africa

Depuis des années, les Conseillers du commerce extérieur de la France travaillent sur des sujets importants pour le développement économique de l’Afrique de l’Ouest. Les 23 et 24 septembre dernier s’est tenue à Abidjan leur réunion régionale autour de la thématique principale « l’Afrique : une opportunité ».

Parmi les grandes thématiques évoquées, Alain Taieb, membre du Bureau exécutif du CNCCEF en charge du suivi et de la coordination des Comités CCE à l’étranger pour le compte du Bureau exécutif, a mis en avant l’opportunité que représente le dispositif du volontariat international (VIE), essentiel au développement des relations entre France et Afrique. « Les CCE sont des acteurs essentiels de la promotion des VIE en Afrique », a-t-il ainsi rappelé, avant de souligner que le dispositif devait être renforcé suite à une baisse liée à la crise du covid. En 2021, l’Afrique compte 440 VIE dont 95 en Côte d’Ivoire, contre 611 en janvier 2020 avant l’épidémie.

« Face à cette situation, il est important de valoriser et de promouvoir ce dispositif pour donner l’opportunité aux jeunes et aux entreprises de se rencontrer et de créer un dynamisme exceptionnel en Afrique de l’Ouest, a assuré Alain Taieb. Et grâce à EFE International, les entrepreneurs français à l’étranger (EFE) doivent également pouvoir bénéficier du VIE ».

 

Qui est EFE International ?

Président du Conseil de Surveillance du Groupe MOBILITAS
Alain Taieb
Président du Conseil de Surveillance du Groupe MOBILITAS
 

EFE International est née de la décision du réseau des CCI françaises à l’international et du Comité national des Conseillers du commerce extérieur de la France afin de développer le commerce extérieur de la France, de valoriser les entreprises de français à l’étranger et de renforcer leurs liens économiques avec la France.

Au-delà du bénéfice du dispositif VIE, Alain Taieb a souligné qu’EFE International avait une plus large ambition avec d’autres initiatives comme la création d’un fonds de financement pour soutenir et accompagner leur croissance ou la mise en place de services communs en France. De quoi donner de belles perspectives aux entrepreneurs français en Afrique de l’Ouest.

 

Des potentiels considérables en Afrique de l’Ouest

Au-delà de cette prise de parole, des dizaines d’intervenants et d’acteurs français et d’Afrique de l’Ouest sont venus débattre des perspectives économiques et sociales de la zone et imaginer comment renforcer les liens entre la France et cette zone d’Afrique. Parmi les invités, étaient présents le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, invité d’honneur du colloque, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard et le Président des CCE, Alain Bentéjac.

Gilles Cardona, Président du comité Côte d’Ivoire des CCE, a rappelé en ouverture de la conférence que « l’Afrique est une vraie terre d’opportunités » et que « la croissance démographique et l’émergence de la classe moyenne offrent un potentiel considérable ».

 

La France, premier investisseur en Côte d’Ivoire

Marcony and Henri Konan Bédié bridgeLe choix de la Côte d’Ivoire pour la tenue de cette conférence n’a rien d’anodin, car la France est le premier investisseur dans ce pays « qui change, se modernise et devient exigeant dans le choix de ses partenaires », selon les intervenants. Ce pays apparaît comme le symbole de ces opportunités nouvelles.

La volonté du Président ivoirien, Alassane Ouattara, serait bel et bien de « soutenir les Français en qui les Ivoiriens ont confiance pour la qualité de leur travail », rapportent plusieurs intervenants du colloque.

 

Mais d’autres pays, comme le Ghana ou le Nigeria, où la France est moins présente, ont besoin de nouvelles perspectives économiques. Plusieurs grands enjeux ont ainsi été évoqués lors d’ateliers ou de conférences, comme la fiscalité et l’intégration régionale ou encore la résilience post-covid.

Share This