Portrait d’anciens VIE : Guillaume Dehem

Guillaume Dehem fut l’un des premiers à travailler en Afrique dans le cadre du Volontariat International en Entreprise (VIE) chez AGS lors de la création de ce programme. Depuis, le manager d’AGS Côte d’Ivoire a relevé bien des défis sur le continent africain.

Qu’est-ce qui vous a conduit à intégrer un programme de VIE ?

Les hasards de la vie. En 1998, j’étais étudiant à l’école de commerce HEC à Paris et j’ai eu l’occasion de faire une année de césure pour me rendre au Burkina Faso où j’ai été enseignant dans un centre de formation pendant un an. À l’issue de cette période, je suis rentré en France, j’ai validé mon diplôme et j’ai décidé de retourner au Burkina Faso pour trouver mon stage obligatoire de fin d’études à l’étranger. Sur place, j’ai demandé à l’ambassade de France la liste des entreprises françaises et j’ai envoyé ma candidature à la société qui était en haut de la liste classée par ordre alphabétique : AGS Déménagement. Hasard de la vie, au même moment, le Groupe cherchait en urgence une personne pour assurer la partie commerciale de l’agence. J’ai passé l’entretien et j’ai commencé deux jours après, en août 2000.

 

En contrat VIE ?

Non, d’abord en stage pour finir mon diplôme. Je devais ensuite effectuer mon service militaire obligatoire que j’ai réalisé sous la forme d’une coopération au service national que je pouvais faire au sein d’une entreprise française. J’ai donc continué chez AGS. Lorsque le service militaire a été abrogé en 2001, la formule VIE a été mise en place en France. J’ai donc été l’un des tout premiers VIE du Groupe et de la France, j’ai fait partie de la première vague.

Comment s’est déroulé le VIE ?

Dans la continuité de ce que j’avais effectué pendant mon stage. J’ai été en VIE pendant 24 mois, ce qui m’a permis au total de passer 3,5 ans au Burkina Faso et de réaliser ma formation en tant que directeur adjoint directement sur place auprès d’un directeur formidable qui m’a laissé gérer beaucoup de dossiers et m’a clairement donné ma chance. J’avais les rênes en main pour conduire les affaires. Cela m’a donné l’opportunité d’enchaîner très vite sur un poste de directeur d’agence en 2003 au Bénin pendant un an. C’était une aventure incroyable.

Avant d’enchaîner avec plusieurs autres responsabilités…

Oui. J’ai eu l’opportunité ensuite de prendre la direction d’une agence plus importante au Ghana où je suis resté six ans, de 2004 à 2010. J’ai alors formé trois autres collaborateurs en VIE durant cette période. Puis en 2010, le Groupe Mobilitas m’a proposé de m’installer au Cap en Afrique du Sud pour prendre la direction des opérations pour le réseau Afrique, puis Afrique et Moyen-Orient. J’ai été nommé en Côte d’Ivoire ensuite en 2014 pour gérer un projet hors du commun que le Groupe avait à mener.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

En 2003, face à la crise politique en Côte d’Ivoire, la Banque africaine de développement avait quitté son siège historique d’Abidjan pour s’installer à Tunis. Mais en 2013, elle a choisi de regagner la capitale ivoirienne et de faire revenir quelque 2000 fonctionnaires. AGS devait alors faire face à cette vague inédite sur le continent et avait besoin d’une personne sur place pour relever ce défi. C’est ainsi que je suis arrivé en Côte d’Ivoire en 2014 et j’y suis encore, car il y a de nombreux dossiers à gérer ici. Dans quelques mois nous déménageons sur notre nouveau site où le Groupe a construit une incroyable plateforme logistique et archivage.

Outre une vraie ouverture pour la suite d’une carrière, qu’est-ce que le VIE peut apporter aux jeunes recrues ?

C’est une vraie expérience dans un groupe qui depuis plus de 40 ans ne cesse d’être en pleine effervescence. On apprend à évoluer dans des environnements pas toujours simples, à vivre de vrais défis au quotidien et à endosser rapidement des responsabilités concrètes. De nombreux directeurs d’AGS aujourd’hui sont souvent d’anciens VIE, car cette formule constitue un véritable tremplin. Et pour preuve : 20 ans plus tard, je suis toujours là alors que je ne connaissais rien aux métiers du Groupe. C’est une vraie opportunité.

 

Donner leur chance aux jeunes fait partie de l’ADN de MOBILITAS, maison mère du groupe AGS. En partenariat avec Business France, le Groupe soutient le volontariat international en entreprise (VIE). Au total, près de 350 personnes ont déjà profité de ce dispositif. Pour en savoir plus sur le VIE, rendez-vous sur le site de Business France.

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